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La pollution atmosphérique est une des premières causes environnementales de décès par cancer, selon le CIRC (Centre international de Recherche sur le Cancer).

L’OMS, dans un communiqué de presse du 17 octobre 2013, avance des chiffres effrayants de mortalité. Le cancer du poumon est huit fois sur dix dû à la consommation de tabac. Les données les plus récentes montrent qu'en 2010, 223 000 décès par cancer du poumon dans le monde entier étaient imputables à la pollution de l'air. En Europe, ceux induits par la pollution automobile sont aussi nombreux que ceux causés par le tabagisme passif. Ils ont également noté une association positive avec un risque accru de cancer de la vessie.

     

Dans le monde, 80% des 1,4 million de morts prématurés annuels par cancer du poumon sont dus à l’inhalation de la fumée de cigarettes. Cette même inhalation est également responsable des décès prématurés causés par d’autres maladies respiratoires (asthme, BPCO broncho-pneumopathies chroniques obstructives) et de certaines maladies cardiovasculaires. Soit en France, un total de plus de 200 morts par jour. Les 20% d'autres cancers pulmonaires sont liés à la pollution particulaire atmosphérique et par les émanations de radon un gaz naturel et radioactif. Le diesel et les particules fines avaient été classées «cancérogènes certains», en juin 2012 par le CIRC.

La «pollution atmosphérique» les rejoint dans la colonne des «cancérogènes certains» (1) . Les coupables sont connus: les gaz d'échappement des automobiles, les activités industrielles et les travaux agricoles mécanisés. Sans oublier la production d'énergie au sens large et les différentes formes de chauffage. La France continue de favoriser son parc automobile diesel, et est même traduite par Bruxelles devant la Cour de justice européenne pour non-respect de la directive sur la qualité de l'air. 

 

Coupler «  Fumer et trajet en voiture » est susceptible d'altérer la santé de tous les passagers enfants, relèvent les auteurs d'une l'étude, dirigée par le Dr Sean Semple, de l'Université d'Aberdeen et publiée par la revue Tobacco Control (qui fait partie du groupe Bristish Medical Journal). Pour les trajets fumeurs, le taux de particules fines s'est élevé en moyenne à 85 microgrammes/m3, soit 10 fois plus que celui relevé dans les trajets non fumeurs (soit 7,4 µg/m3 en moyenne). (2)Les auteurs de l'étude se rallient à la proposition d'interdiction de fumer dans les voitures, émise en 2010 par le Royal College of Physicians, un organisme représentant plus de 20.000 médecins et conseillant le gouvernement britannique.

Plusieurs pays dont le Canada, les Etats-Unis, l'Australie, Chypre et l'Afrique du sud ont déjà adopté des législations nationales ou régionales pour interdire de fumer en voiture lorsque des enfants sont à bord. Les enfants sont plus exposés car leur système immunitaire est moins performant, leur fréquence respiratoire est plus rapide, et ils sont les otages des adultes qui les enfument et les intoxiquent, ne pouvant s'éloigner de la source qu'ils soient à la maison ou en voiture.

A ceci, s'ajoute la pollution des maisons: manque d'aération, émanations des produits ménagers toxiques.. 

Faut-il faire une différence entre une pollution «voulue» - et autorisée- et une autre qui serait subie? Je sais qu'interdire est un recours,- un secours - mais je regrette vivement que le bon sens et la responsabilité des parents et citoyens ne suffisent pas.

Sources: (1) Communiqué de l'OMS (2)Secondhand smoke in cars: assessing children's potential exposure during typical journey conditions Sean SempleAndrew ApsleyKaren S Galea, Laura MacCalman, Brenda Friel,,Vicki Snelgrove

Tabac, pollution atmosphérique et cancer
Tag(s) : #Société

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