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http://www.youtube.com/watch?v=qFWCpVnn6mQ

J'aime  cette campagne pour l'appel aux dons pour la recherche contre le cancer ! , tout comme celle des affiches ! je me dope en m'appropriant la banalisation de cette maladie....

                                                          
Le vaccin, une nouvelle arme contre le cancer ?

Mélanome, cancer de la prostate, de l'ovaire, du poumon... un nombre croissant de scientifiques travaillent à la mise au point de vaccins destinés à lutter contre différents types de cancers. Fathia Mami-Chouaib est chercheuse à l'Institut Gustave Roussy (Villejuif). Son projet de recherche est financé par l'ARC. Elle a accepté de nous aider à faire le point sur cette approche innovante.

La vaccination n’est plus une stratégie réservée aux maladies infectieuses : elle s’applique désormais aussi à la cancérologie. Il y a bien sûr le fameux vaccin contre le papillomavirus qui protège du cancer du col de l’utérus ou celui contre l’hépatite B qui diminue très significativement le risque de cancer du foie. Mais ce n’est pas tout : de nombreuses équipes de chercheurs travaillent d’arrache-pied à la mise au point de vaccins dits « thérapeutiques », destinés à traiter différents types de cancers.

Le principe de la vaccination est d’apprendre au système immunitaire à reconnaître un ennemi à détruire. Pour cela on lui présente des protéines ou des bouts de protéines qui sont spécifiques de cet ennemi. Il peut s’agir d’une protéine de virus ou de bactérie, mais aussi de protéines présentes à a surface de cellules cancéreuses.

Les vaccins qui protègent du cancer du col de l’utérus et de celui du foie se fondent sur l’utilisation de protéines virales. « Ces cancers sont causés par des infections virales. En vaccinant contre ces virus, on prévient les infections et donc les cancers associés » explique Fathia Mami-Chouaib. Ces vaccins sont semblables aux vaccins classiques contre les maladies infectieuses : ils sont administré aux personnes en bonne santé et leur permettent d’acquérir des cellules immunitaires qui gardent la mémoire du virus. En cas d’infection, ces cellules sont prêtent à passer à l’attaque et à empêcher les virus susceptibles d’induire un cancer de s’installer.

Mais tous les cancers ne sont pas induits par des virus. Et là les choses se compliquent : le système immunitaire n’est pas censé s’attaquer aux cellules de l’organisme. Donc, il ne les « voit » pas. Or les cellules d’une tumeur sont des cellules de l’organisme qui se sont transformées. « Il est donc assez difficile de trouver des protéines spécifiques des cellules cancéreuses qui sont reconnues par le système immunitaire, qui peuvent servir à vacciner contre le cancer mais qui ne risquent pas de conduire le système immunitaire à s’attaquer à des cellules saines ».

Difficile, mais pas impossible : Fathia Mami-Chouaib et son équipe ont en effet découvert une protéine (ou « antigène tumoral ») spécifique de certains cancers du poumon. Les chercheurs l’utilisent actuellement pour mettre au point un vaccin*.

Ce vaccin ne sera pas utilisé pour prévenir l’apparition d’un cancer pulmonaire mais pour soigner la maladie. On parle de vaccin thérapeutique par opposition aux vaccins préventifs. L’objectif n'est pas de prévenir l’apparition du cancer, mais de stimuler le système immunitaire des malades pour qu’il s’attaque à la tumeur.

« Des recherches similaires, visant au développement de vaccins contre les mélanomes sont menées dans d’autres laboratoires. Des succès ponctuels ont été obtenus, mais il n’y a pas encore de méthode de vaccination anti-tumorale qui soit réellement efficace. Chez certains patients qui ne répondent pas au traitement, on observe pourtant une activation de leur système immunitaire. Les cellules immunitaires induites n’arrivent pas à éliminer la tumeur, car cette dernière est capable de développer des stratégies de résistance ou d’échappement. Il faudra peut-être administrer ce type de vaccin en association avec une radiothérapie ou une chimiothérapie visant à sensibiliser les cellules tumorales » résume la chercheuse.

« La solution pour passer de succès ponctuels à la vraie réussite est peut-être toute proche, mais il est plus raisonnable de considérer qu’il faudra encore attendre au moins une décennie pour que la vaccination anti-tumorale fonctionne. Nous sommes encore au début d’une longue course » conclut Fathia Mami-Chouaib.

* Pour en savoir plus sur les travaux de Fathia Mami-Chouaib et son équipe
http://www.arc.asso.fr/A-la-une/article/Le-vaccin-une-nouvelle-arme-contre-le-cancer.html

Tag(s) : #Mes atouts- Santé

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