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Penser jusqu'à l'obsession à un problème est souvent  inefficace et ne le règle le problème. Au contraire, s’en détacher provisoirement peut permettre à notre cerveau de faire émerger certaines solutions et surtout de laisser la place à l’originalité et la créativité.

Prenons un exemple : Il vous est sans doute déjà arrivé d’avoir un nom sur le bout de la langue et de vous acharner pendant de longues minutes pour le retrouver, mais en vain. Plus vous faites des efforts, moins vous vous en souvenez. Puis, vous passez à autre chose, vous lâchez prise sur votre recherche. Soudain, le nom recherché arrive de lui-même et sans aucun effort!


Lâcher prise est un acte de confiance.

Pourquoi est-ce si difficile d'abandonner  notre besoin de contrôle ? Parce que nous nions ou parce que nous sommes très peu conscient des peurs liées à l’absence de contrôle.
Par exemple: craindre que les autres  nous dominent, avoir peur de se tromper, peur de ne pas être assez ceci ou assez cela, peur de manquer de quelque chose. Plus on cherche à contrôler, que ce soit les collègues, le conjoint, ses enfants, une manière de faire les choses, l’opinion des autres ou même son apparence, plus cela est signe d’insécurité .

Comment lâcher prise ?

- Conscientiser nos émotions face à ce qui arrive et de l’absurdité du contrôle sur ce qu’on ne peut ni changer ni influencer.
- Conscientiser  la perte d’énergie et de bien-être que représentent le perfectionnisme et l’acharnement.

Par exemple, vous allez au restaurant, , la table que vous estimiez la meilleure est prise!   Vous pouvez tempêter après du serveur, faire un scandale auprès du directeur... , faire votre Calimero en disant  " il n’y a qu’à moi que cela arrive!", "la soirée va être gachée!"  , faire la tête et entretenir la frustration, la colère, le dépit par rapport à cette contrariété qui ne corrigera en rien la situation.

Ne vaut-il pas mieux recadrer cette situation ? vous pourriez  accepter une autre table , pas si mal située en fait?  Un autre restaurant? Vous dire que la prochaine fois, vous la  réserverez ? après tout, ce qui compte , c'est avec qui vous êtes?   Bien sûr, cet exemple est futile.. Mais faites l’adaptation ..

Il convient parfois  d'accepter de faire le deuil de quelque chose auquel nous tenons ou nous obligeons à tenir ..

Pensons à toutes les fois où nous avons le même comportement  avec un enfant, un conjoint, un ami, un collègue, attitude  qui ne donne pas les résultats escomptés, mais que nous répétons inlassablement, contre toute logique, en pure perte, récoltant à chaque fois la même déception.
 Nous pourrions comparer cela à l’attitude d’une poule   derrière un morceau de grillage devant lequel a été mis des graines: elle va risquer de s‘étrangler.. jusqu’à épuisement  pour tenter de les picorer à travers le grillage , même si ce moyen est complètement inefficace - il suffisait de faire le tour… là aussi, mettre en place une autre stratégie!


Lâcher prise implique parfois de faire le deuil d’une croyance, les  il faut, les je dois 
Par exemple : il faut que tout soit parfait. - Tout doit toujours fonctionner comme je le veuxet pire les , - comme il se doit! - Je dois tout faire moi-même.

Parfois, c’est du résultat qu’il conviendra de faire le deuil car il n’est pas entièrement sous notre contrôle : par exemple, les choix de nos enfants , l’ordre dans leur chambre, de la forme de notre nez., la couleur du ciel.…

Pour d’autres, il conviendrait de faire le deuil de leur passé, de leurs épreuves, de leurs problèmes, puisqu’on ne peut changer le passé et que le ressasser inlassablement nous empêche de profiter du moment présent…. sans changer le passé!

Les deuils à faire sont multiples: vouloir être apprécié de tous, par exemple, vouloir que tout le monde soit heureux, souhaiter que son conjoint ou son collègue de travail ait un caractère différent, sur le travail…

Posons- nous la question: de quoi dois-je faire le deuil ?

Lâcher prise implique parfois de nous changer nous-mêmes ou de nous accepter avec nos limites, nos valeurs, ce qui nous permet d’accepter les autres bien plus aisément.

Devenir flexible, c’est accepter de lâcher prise si les moyens que nous utilisons ne fonctionnent pas, essayons autre chose.


Un déclencheur du lâcher prise

Voici un truc qui demande un peu de pratique. C’est un excellent déclencheur du lâcher prise: Il s’agit de vivre le moment présent. Cela nous fait automatiquement couper court aux pensées parasites, qu’elles concernent le passé, l’avenir, les problèmes, les faux buts et les mauvais moyens. Ici et maintenant libère, permet de décrocher et d’être sensible aux alternatives. Trouvez un moyen qui vous permette d’être dans le moment présent. Pourquoi ne pas vous mettre à la photo pour vous forcer à regarder ou à l'observation des oiseaux ou des papillons ou au jardinage ?

D'après LUSKIN Fred ( 2007). Pardonner pour de bon. Fidès.  

 

Tag(s) : #Au fil de ma mue

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