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capture-d_c3a9cran-2012-02-22-c3a0-21-31-24.pngLa médecine commence à intégrer la chronobiologie, le cycle circadien. Nous savons qu'un médicament a plus de chance d'être efficace s'il est administré à un certain moment plutôt qu'à un autre. Les exemples de chronothérapie ne manquent pas : l’effet d’une anesthésie locale chez le dentiste dure de trois à cinq fois plus à 15 heures – la meilleure heure pour un soin long et délicat – qu’à 19 heures ; les anti-inflammatoires doivent être pris le soir pour une meilleure efficacité et une plus grande tolérance…La médecine chinoise utilise l'horloge organique depuis des milliers d'années. Un temps pour chaque chose; nos cellules y sont très sensibles. Diapositive9.jpg

Des travaux confirment l'importance du moment, du dosage et du rythme des séances de traitement de chimiothérapie dans l'efficacité du traitement. Le choix des thérapies dépende du type de la tumeur, de son stade. Les cancérologues associent des molécules ayant différents modes d'action afin d'éviter les résistances et de potentialiser les effets: c'est la polychimiothérapie. Par exemple, dans le cancer des ovaires, le taxol est associé au cisplatine. Le cisplatine atteint le noyau des cellules cancéreuses afin d'endommager l'ADN et d'induire l'apoptose et le Taxol empêche les mitoses.

 

Cependant, certaines cellules cancéreuses parviennent à résister aux effets des molécules, à recombiner leur ADN: elles se multiplient et créent des récidives ou des métastases. La grande gageure des chercheurs est de trouver le bon cocktail qui parviendra à éviter ce type d'échappatoire. Les chercheurs du MIT de Harward travaillent sur le cancer du sein triple négatif qui est très meutrier car il a une croissance rapide et une résistance à la chimiothérapie. Ils ont découvert qu'une simple association d'un anti EGF - qui empêche la croissance des cellules cancéreuses et de doxorubicine - cytotoxique cellulaire- ne donnaient que peu de résultat! Mais en décalant l'injection de doxorubicine de quelques heures, les cellules tumorales étaient toutes détruites! Juste une question de temps, pour être efficace, c'est si simple! Ils expliquent que l'anti EGF reprogramment certains gènes impliqués dans l'apoptose - suicide des cellules- ce qui les rend plus sensibles à la doxorubicine.  Ces conclusions sont parues dans Nature Reviews Cancer en juillet 2012. 

 

Cliquez sur les images afin de pouvoir parfaitement la lire;) 

 Images du CNRS  Jean Clairambault J. Beau, A. Ballesta, P. Innominato, F. Lévi

Source: Sequential application of anticancer drugs enhances cell death by rewiring apoptotic signaling networks. Lee MJ, Ye AS, Gardino AK, Heijink AM, Sorger PK, MacBeath G, Yaffe MB. Source Department of Biology, David H. Koch Institute for Integrative Cancer Research, Cambridge, MA 02139, USA.

Tag(s) : #Quoi de neuf en cancérologie?

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